Du lycéen entrepreneur au Dealer de Coque

« Chez Dealer de Coque on internalise tout hormis la partie informatique, parce que l’on veut maîtriser les coûts et on veut devenir fournisseur. On a des produits de qualité et la qualité vient du fait que ce sont des produits qui sont fabriqués à la base de façon artisanale et ça on veut le garder » –Louis Haincourt

Hello à tous,

J’espère que vous allez bien ? Je me présente, je suis Nicolas J. Chevalier, Explorateur en Chef et fondateur d’E-Commerce Nation. Je vous retrouve cette semaine pour le nouvel épisode du podcast des Explorateurs du E-Commerce en compagnie de Louis Haincourt, fondateur de Dealer de Coque. J’espère que celui-ci vous plaira tout autant que les précédents.

Dans ce podcast, je vous emmène dans les coulisses du e-commerce en France. Comme chaque mercredi, vous découvrirez les retours d’expérience exclusifs, des histoires inspirantes et des personnalités hautes en couleur. J’espère que vous êtes confortablement installés pour ce voyage au coeur de la nation du e-commerce.P

Edouard: Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour un nouveau podcast en compagnie de Louis Haincourt. Bonjour Louis.

Louis: Bonjour !

Edouard: Alors est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ton parcours, sur comment tu as eu l’idée de la création ta boite, etc.

Louis: Donc je suis Louis Haincourt et j’ai créé Dealer de Coque il y a maintenant 9 ans. J’ai 24 ans, donc j’ai lancé la boîte quand j’avais 15 piges. C’était à la base un petit délire. Je cherchais une coque de téléphone originale en fait. J’avais gagné un iPhone à la radio et je me suis dit : il faut que je trouve une coque pour le protéger. Je suis allé dans les grandes surfaces, les magasins et je trouvais rien qui correspondait vraiment à mon besoin. J’avais 15 ans c’était plus un téléphone de parents, c’était pas vraiment un téléphone d’ado et je me suis dit « bah tiens, je vais regarder sur internet » et j’en ai trouvé plein en Chine. Le problème c’est qu’à l’époque, il n’y avait pas AliExpress, il fallait commander des grosses quantités. Tout simplement, j’ai commandé 100 pièces à 125 dollars, ça représentait à peu près une centaine d’euros et j’ai tout revendu en 3 semaines, j’ai revendu à des potes, à des profs et quelques personnes sur Leboncoin et puis j’en ai gardé une dizaine pour moi pour avoir plein de couleurs différentes. Ça devait s’arrêter là, sauf qu’il y a un prof qui m’en a redemandé et je n’avais plus la couleur et donc j’en ai racheté et au final je me suis dit qu’il y a en fait un petit business derrière. C’est comme ça qu’est née la boite Dealer de Coque.

Edouard: Donc une idée qui part de pas grand chose au final mais qui t’amène un gros business.

Louis : L’idée de Dealer de Coque oui, c’est rien du tout, c’est vraiment juste un besoin auquel il faut que je réponde et en fait je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres personnes qui avaient ce besoin là et j’étais seul à pouvoir y répondre. C’était surtout ça. Et donc de ce dire, je vais racheter d’autres coques, je vais les vendre sur eBay, sur Leboncoin. Et puis au bout de quelques mois je me suis dit le problème de ces marketplaces comme leboncoin, c’est qu’il faut se déplacer, c’est casse pieds, il faut répondre au téléphone, eBay c’est un peu plus automatisé mais il y a des frais. Donc je vais créer mon propre site « dealerdecoque.fr ». Donc j’ai créé très rapidement le site, en 2011 le site dealerdecoque.fr et c’est là où il y avait les premiers produits que j’achetais en Chine et que je revendais, l’achat revente tout simplement.

Edouard: Ok, et du coup tu nous as dit que t’avais commencé à 15 ans, donc c’est très jeune, ça n’a pas été trop compliqué au début de gérer un petit peu tout ce qu’est l’aspect entrepreneur ?

Louis: J’ai créé une boite à 15 ans. Maintenant on voit qu’il y a de plus en plus de jeunes, enfin il y a de plus en plus qui me contactent de 16 à 17 ans. Donc on se rend compte que c’est de plus en plus simple et de plus en de plus entré dans les mœurs des gens. Mais oui à l’époque à 15 ans c’était compliqué, c’était impossible de faire une boite à 15 ans, à 16 ans c’était « semi-possible ». J’ai dû me battre avec la Chambre du commerce pour pouvoir la créer. C’était complexe et je me suis battu pour déclarer mon activité tout simplement parce qu’au final on m’en empêchait alors que je ne faisais rien d’illégal. Après, créer sa boite à 16 ans c’est aussi continuer sa vie, avoir ses études que j’ai continué jusqu’en juin dernier. J’ai fait mon bac et puis après j’ai fait mes études en BAC+5 et c’est là aussi , où combiner les deux, c’est complexe mais je me rends compte qu’il y a plein de personnes, même des adultes (même si j’ai uniquement 24 ans), en tout cas de plus vieilles personnes que moi, qui aujourd’hui cumulent les deux, c’est à dire un job et qui ont une autre boîte à côté et au final c’est aussi ce qui est le plus sexy. Le plus fun je trouve, c’est de cumuler plein de jobs différents parce qu’on ne s’ennuie pas. Après c’est peut-être aussi une petite hyper activité et de toute façon les jeunes maintenant, enfin du moins les 15 16 17 ans sont de plus en plus hyperactifs. C’est ce que je constate.

Edouard: D’accord donc tu penses que l’âge n’est pas un frein. En fait si on a une idée aujourd’hui même si on a 15, 16, 17 ans il faut se lancer ?

Louis: Mais 15, 16 ans c’est une chance parce que c’est là où on va découvrir un métier, on va sortir du système scolaire français qui est totalement éloigné de la partie professionnelle. Et d’ailleurs en France on essaie de faire un petit peu d’alternance mais pas tant que ça. On dénigre un peu cette filière alors que c’est la meilleure des filières selon moi. Après le côté 15, 16, 17 ans c’est qu’on n’a pas non plus de crédits à rembourser. On n’a pas de gamins, on n’a pas forcément une vie de couple ou du moins elle n’est pas forcément stable à cet âge là. Donc c’est plutôt de se dire qu’on peut faire ce qu’on veut et on prend peu de risques, on va prendre des risques mais des risques qui ne vont pas avoir un gros impact parce que quand on a 30 ou 40 ans et qu’on quitte tout, qu’on quitte son job et son gros salaire ou qu’on est au chômage et qu’on se dit finalement Je vais lancer ma boite, c’est très incertain. Et si on a des frais fixes tous les mois, ça peut être source de stress. Et aussi ça peut faire que l’on cherche à faire du profit avec sa boite plutôt que de s’amuser. Et à  16 17 ans c’est différent. Quand on gagne moins de 100 balles par mois quand on a 16 ans, je pense que vous pensez la même chose que moi c’est qu’à 16 ans on ne peut même pas tout dépenser, je ne fumais même pas donc bon. Encore si j’avais fumé ça aurait été plus simple.

Edouard: Je voudrais revenir maintenant sur les produits que tu commercialises. Je voulais savoir ce qui te différencie un petit peu parce que tu parlais d’AliExpress au niveau des coques par exemple. Qu’est ce qui te différencie par exemple d’AliExpress ou d’Amazon au niveau de tes coques ?

Louis: En général chez Dealer de Coque on a un temps d’avance. Avant  on achetait des coques chez Alibaba, après on les a acheter un petit peu sur AliExpress à l’époque où c’était pas vraiment revendu en France. Et puis je me suis dit un jour, il y a une problématique c’est que ça prend beaucoup de stock. Les coques ça met du temps à arriver, ça met du temps à se vendre. Les Chinois fabriquent les coques de téléphone. Pourquoi nous on ne pourrait pas fabriquer les coques de téléphone. Et c’est là où j’ai acheté mes propres machines. Pour la petite histoire, en gros en un an et demi, la société au tout début avait réalisé 18.000 euros de chiffre d’affaires et j’ai eu la chance de passer sur M6 lors d’un reportage de 8 à 9 minutes. Et dans ce reportage de 8 à 9 minutes, il parlait de Dealer de Coque. Le reportage était vraiment super chouette pour la marque et en 24 heures j’ai fait 22.000 euros de chiffre d’affaires donc j’avais fait 18.000 euros en un an et demi et 24 ans, 22.000. En fait c’est 22.000 euros de chiffre d’affaires ça a c’était ma levée de fonds tout simplement. Truc de fou qui m’a permis de vendre plein de produits, j’en avais qu’un ou deux en stock j’en ai vendu 100. C’était une catastrophe parce que je passais mon bac. Mais au final ce qui m’a permis d’acheter mes propres machines et c’est là de se dire voilà j’ai une machine maintenant pour fabriquer mes coques de téléphone, je vais être moins dépendant de la Chine et finalement maintenant on n’est plus du tout dépendant de la Chine. c’était vraiment de se dire, on peut fabriquer nous mêmes avec nos propres visuels et donc on fonctionne avec du stock de vierges. Ok il y a du made in France et de la transformation, ça prend du temps et donc du temps français ça coûte cher mais au final c’est moins de stocks et une réactivité très très forte. Donc franchement, la différence qu’on a par rapport aux Amazon ou à AliExpress, c’est qu’on va faire de la personnalisation c’est à dire qu’en gros on va vendre un produit et un service. Aujourd’hui on vend un très gros service. Et je pense que les sites e-commerce français qui fonctionnent aujourd’hui sont ceux qui ont soit un produit différent, soit un service différent. Mais aujourd’hui on a la chance d’avoir les deux. Un service où tout le jour même et livré le lendemain. On s’inspire des grands comme Amazon etc. Mais on fait des choses que eux ne font pas et c’est pour ça d’ailleurs qu’on existe encore je pense parce que sinon ce serait fait absorbé par Amazon comme Pixmania et RueDuCommerce ou autres qui existent toujours mais qui ne sont plus au même niveau qu’il y a quelques années.

Edouard: Donc les deux principaux avantages, c’est la réactivité et la personnalisation ?

Louis : C’est réactivité et personnalisation, mais on va aussi s’adapter à la demande du client notamment pour les professionnels et pour les particuliers. Et puis aussi le côté un peu fun de la boîte où on essaie de montrer cette image assez fun. Et là on part dans une optique de 2020, zéro déchet. On part vraiment sur des optiques de travail où on investit aussi dans notre image parce que c’est une image de dire que l’on fait du zéro déchet bien sûr mais c’est aussi dans l’esprit de la boîte. Je veux que les salariés soient fiers et de se dire quand on commande sur AliExpress, on ne sait pas ce qui s’est passé. On ne sait pas quel est l’impact environnemental du produit. Par contre quand on commande chez nous on va connaître l’impact. Le but c’est de se dire OK quitte à payer le même prix et avoir le même service, autant aller vers une boîte transparente.

Edouard: D’accord, j’allais te demander un petit peu ce que tu voyais sur l’avenir au niveau de ton entreprise et du coup le zéro déchet en fait sûrement partie.

Louis: Oui, ça en fait partie et c’est plutôt au niveau de la politique de l’entreprise. Après au niveau des produits nous à la base on est partis sur des coques de téléphone. Aujourd’hui on imprime tout et n’importe quoi. Au niveau de notre activité on a vraiment trois pôles, c’est le site dealerdecoque.fr qui pour les particuliers, on fournit plein d’entreprises qui ont fourni des coques de téléphone mais pas que, aussi du textile, des mugs, des briquets. Là on a également fait des rouge à lèvres pour une grande marque française. Je ne peux pas la citer mais on a fabriqué la partie prototypage où on imprime le produit en 3D pour avoir simplement le tube de rouge à lèvres et juste après on imprime leur logo dessus. Ce qui fait qu’ils ont un prototype en à peu près six heures alors qu’avant il fallait compter pratiquement six à sept semaines pour créer un prototype terminé. Donc en gros c’est aussi accélérer et travailler sur d’autres marchés. En gros chez Dealer de Coque, on va sur un marché de niche, on le « dégomme » et une fois que tout le monde est dessus, on y reste et c’est là où on a rentabilisé les machines etc. On est dessus et on veut devenir une imprimerie qui fait pratiquement tout et sans communiquer dessus. C’est dire que c’est vraiment sur du bouche à oreille parce qu’on est sur du « dernière minute ». C’est à dire que nous on est ouverts les jours fériés, on travaille le week end s’il le faut. On a vraiment une grande réactivité. On répare les pots cassés de nos concurrents la plupart du temps ou des boîtes de communication qui sont à en retard. Et sans avoir des prix exorbitants ! C’est aussi s’amuser. L’avantage de faire tout ça c’est qu’on voit plein de choses différentes. Comme je disais, j’ai passé neuf ans dans ma boîte. J’ai 24 ans et les millennials, c’est ma génération. Une génération qui reste un ou deux ans dans une boîte et après qui part. Donc moi, je me suis dit il y a deux options, soit je crée tous les deux ans une boîte où sinon j’arrive à changer de job dans la boîte tous les deux ans et c’est un peu ça le truc.

Edouard: A diversifié tes activités en fin de compte ?

Louis: Exactement, aujourd’hui je ne savais pas ce que j’allais faire de ma journée et je suis avec toi. Enfin voilà c’est  plein de choses différentes et tous les jours. Et ça c’est archi enrichissant. Le gros problème c’est qu’on n’arrête jamais. Donc on ne dort pas beaucoup mais c’est assez fun.

Edouard: Après je suppose que tu es aussi captivé par ce que tu fais etc.

Louis: Quand on est passionné c’est ça qu’on veut. On arrive à chaque fois à travailler. Je reprends l’exemple d’hier, j’étais dans un bar et j’ai passé six heures dans ce bar avec des amis et à la fin j’ai vendu pour 500 euros de produit au bar alors que ce n’était pas du tout prévu et je me suis dit, mais qu’est ce que je suis, horrible de faire ça ! Mes potes ont trouvé ça trop drôle et moi aussi. Je me suis dit mais en fait ça fonctionne vraiment au feeling et il y a du business partout. Et quand c’est fun, on y va ! J’ai appris un truc d’ailleurs. Il y a un an, on m’a dit « quand tu veux quelque chose il faut y aller parce que si tu n’y vas pas, tu l’auras pas ». Donc maintenant c’est ce que je me dis toujours. Si je veux quelque chose, j’essaye et puis au pire des cas je me prends un gros vent mais en même temps je ne regretterai pas de pas y être allé.

Edouard: C’est l’état d’esprit à avoir je pense en tant qu’entrepreneur !

Louis: C’est très compliqué à avoir parce qu’il faut avoir confiance en soi et ce n’est pas simple, mais en fait tu n’as pas forcément besoin de confiance en soi. Faut juste se dire on y va, je fonce !

Edouard: Du coup, je voulais voir aussi un peu les acteurs en France avec lesquels tu travailles parce que j’ai cru comprendre que tu ne faisais pas que des coques mais aussi d’autres produits pour des acteurs assez conséquents en France, après je ne sais pas si tu peux les citer.

Louis: Si, pas de soucis. Les entreprises professionnelles pour qui on a travaillé ou pour qui on travaille c’est Danone, il va y avoir aussi McDonalds, la SNCF, La Poste enfin des très grosses boites pour qui on va fournir les coques de téléphone. On travaille aussi avec SFR, pour qui on fournit pour toute la partie entreprise de SFR des produits personnalisés. Et après on est sous traitants aussi, puisque c’est aussi une autre activité de Dealer de Coque. C’est à dire qu’il y a aussi ce qu’on appelle le dropshipping, c’est un quelque chose qui est beaucoup à la mode. Pour ceux qui ne connaissent pas c’est très simple, il suffit d’un site Internet pour lancer votre site de dropshipping. Si vous avez un ordinateur, vous créez un site sur Shopify ou Prestashop. Vous ajoutez tous vos produits que vous voyez sur AliExpress et quand une commande est passée, elle est passée directement chez AliExpress et c’est envoyé au client final. Eh ben nous on fait la même chose en fait. On s’inspire à chaque fois d’AliExpress. On a deux ans d’avance sur AliExpress en général mais on n’arrive jamais à percer comme eux, c’est peut-être le modèle Français ahah ! Mais en gros AliExpress fait très peu de personnalisation aujourd’hui. Mais on a toujours un temps d’avance sur ce qu’ils ne font pas. Mais en gros, on est connecté en dropshipping dans le sens où on a plein de clients qui vont avoir une boutique sur leurs ordis. Et en gros ils vont personnaliser les produits et dès qu’il y a une commande elle tombe chez nous. Je prends l’exemple des Youtubeurs comme Norman, Squeezie ou encore on a aussi McFly et Carlito qui sont rentrés il y a pas longtemps. En gros ils ont leur boutique qu’est faite sur Shopify. Quand il y a un produit qui est commandé, en fait le produit il vient chez nous, on le fabrique, on l’expédie, on va gérer aussi toute la partie SAV. Donc on gère vraiment un gros truc. Et ça c’est des clients pour qui on va s’occuper de fabriquer tous leurs produits et eux sont super commerciaux parce que c’est des youtubeurs, ils sont contents parce que c’est leur marque et ils font de la marge aussi. Et nous on fabrique et on sait à quel prix on va vendre le produit. On a du volume et ça nous permet de diminuer aussi tous nos coûts. Nos coûts de transport, parce qu’aujourd’hui on expédie énormément de colis tous les jours et c’est sûr que quand on passe de 10 à 500 colis par jours, les tarifs transport sont pas les mêmes. Avant c’était moi qui me pliait en quatre et j’étais au pied de la poste pour qu’ils me fassent des prix. Maintenant c’est différent c’est assez cool aussi ! On a donc plein de marchés, on travaille pour des grands et on travaille aussi pour Dealer de Coque qui tourne toujours à fond.

Edouard: C’est la principale activité pour vous ?

Louis: On aimerait bien que la principale activité soit la partie pro. C’est ce qu’on essaie de développer, mais on vient de faire un nouveau site internet Dealer de Coque et rien que de changer le site internet, on a pris 10% d’augmentation de chiffre d’affaires même si le chiffre d’affaires est en baisse depuis quelques mois comparés aux années précédentes. On avait 1 à 2% de moins par mois. Et là on est à 10% sur 10 jours parce que je pense qu’on a juste amélioré le site et amélioré toute la partie User Experience et c’est ça qui aide aussi.

Edouard: Puisque tu parlais de dropshipping justement j’allais y arriver avec toi. Le dropshipping ça peut être très bien pour des gros acteurs comme les youtubeurs ou les acteurs comme ça. Mais ça peut aussi être destiné aux petits acteurs ?

Louis: Tout à fait, là on va avoir un club de natation dans un petit bled de 4000 à 5000 habitants à Douvres la délivrande en Normandie, ils ont créé leur site Internet on peut commander des sweats et des coques. C’est un tout petit site et ils ont une commande toutes les deux semaines on prend quand même. En fait, on a créé un système d’entonnoir, parce que chez Dealer de Coque, tout est processisé. Toutes les commandes rentrent dans l’entonnoir et après elles arrivent toutes au même endroit, chez nous, dans un process de production. C’est à dire que dès qu’il y a une commande qui est passée chez McFly ou Norman ou chez Dealer de Coque, elles vont toutes dans le même panier. Et après en fait elles sont traitées comme si c’était un seul et unique canal de préparation. Toute notre logistique a été repensée parce que je me suis rendu compte que quand on mettait en place des process, on économiserait. C’est en écoutant un podcast sur les gars de Five Guys. J’ai plus le nom du podcast en tête. Ils expliquaient leur mode de fonctionnement. En gros ils avaient dit « dans certains restaurants il faut 10 minutes pour faire un burger. Chez nous il en faut une. Ca nous a pris 10 ans à faire en sorte qu’il en fallait qu’une ». Et moi ça m’a pris neuf ans à faire en sorte que pour faire une coque de téléphone avant il fallait 15 minutes. Maintenant il faut 30 secondes. Quand il y a une commande qui est passée, il faut à peu près 55 secondes pour la préparer. Alors qu’avant oui c’était ça c’était plutôt 15 minutes. Et là je ne vois pas comment on peut aller encore plus vite. Mais il y a forcément des étapes et des moyens. On veut éviter la robotisation. Par contre on essaye de mettre en place l’informatique là où l’humain fait des tâches répétitives. Les salariés trouvent ça génial parce que ils font d’autres choses. On a développé l’impression 3D. On a formé le personnel en impression 3D afin de dégager du temps pour les salariés, pour qu’ils fassent d’autres choses. On ne les remplace pas. Par contre, on est plus rentable dans le sens où un salarié mais aujourd’hui moins de temps à préparer une commande.

Edouard: C’est sûr. Mais du coup vous vous occupez de tout ce qui est logistique de votre côté quand c’est du dropshipping. Vous préparez la commande, vous envoyez ?

Louis : Chez Dealer de Coque on internalise tout hormis la partie informatique. Mais sinon tout est internalisé parce que on veut maîtriser les coûts et on veut devenir fournisseur. On veut devenir sous traitant. Je considère que si on veut se mettre une dimension un peu industrielle dans la fabrication des produits personnalisés, il faut qu’on soit là dedans. On a des produits de qualité et la qualité vient du fait que ce sont des produits qui sont fabriqués à la base de façon artisanale et ça on veut le garder. C’est un peu comme les biscuits ou autres. Je prendrais, pour ceux qui connaissent un peu la Normandie, l’épicerie Jeannette. Ils font des madeleines et ils ont réussi à garder quand même un goût en industrialisant un process mais ils ont industrialisé l’artisanat et c’est ce qu’on essaie de faire. Pour garder vraiment cette qualité et ce contrôle et faire en sorte que quand le client reçoit une coque de téléphone, si jamais il y a un souci, on va l’appeler avant qu’il reçoive le produit pour gagner du temps et pour éviter des retours etc. et une déception de client. Il y a besoin d’un regard humain. C’est tout bénef pour nous et puis c’est plus fun aussi. C’est ce qui nous permet de maîtriser aussi toutes les machines et de les transformer. On a imprimé il n’y a pas longtemps on a une machine qui fait des T-shirt on l’a transformé pour imprimer sur des Converse, pour imprimer sur des caleçons. On est en train de sortir des caleçons pour une marque qui s’appelle Jean Michel Panda. On est aussi en train de sortir des Converse pour une autre marque dont on ne peut pas forcément dire le nom. Et pour des graphistes, c’est vraiment de se dire, on va sur du design. On a de grands projets   en impression. Chez Dealer de Coque on n’imprime pas du papier, on imprime sur de l’objet et on imprime des choses que personne ne sait faire. Et c’est là aussi où on va avoir notre différence tout en gardant un prix canon. Le but n’est pas de se gaver. Le but c’est de s’éclater. Quand on a lancé un produit, par exemple pour les rouge à lèvres, je sais que je peux aller démarcher une dizaine d’autres clients. J’ai fait le travail avec un client, je vais pouvoir aller démarcher les autres en montrant des exemples. En montrant que s’ils veulent gagner du temps, venez chez nous et ça marche. Jamais je n’aurais pensé il y a deux ans imprimer pour cette marque des rouge à lèvres, j’aurais pensé imprimer des coques bien sûr.

Edouard: Tu pensais pas te diversifier autant en fait ?

Louis: C’est ça. Se diversifier autant. Mais en fait c’est génial. Le problème de se diversifier autant c’est que ça coûte de l’argent et du temps. On peut se le permettre parce qu’on a une bonne trésorerie. Mais ça ne sera pas forcément tout le temps le cas. On fonctionne un peu en mode start up, en mode d’hyper croissance. Avant on disait qu’on était en private equity pour tout ce qui est investissement, fonds d’investissement et maintenant on est plus ambitieux. Maintenant on est la start up qui explose tout. Mais j’ai fini mes études au mois de juin et donc là, le gamin hyperactif qui arrivait à se reposer une à deux semaines par mois en cours, maintenant il est là à fond et la boîte il faut qu’elle explose de la même façon. Donc on multiplie par deux ou par trois la vitesse de croissance.

Edouard: Vous avez toujours l’esprit start up depuis que ça a démarré et c’est pas terminé.

Louis: Ce n’est pas terminé et on va le garder. Le problème de l’esprit startup c’est que c’est très fatigant et que c’est pas simple de recruter des personnes qui ont cet esprit là. Parce qu’au final il faut arriver à être très autonome et à toujours essayer de chercher et d’aller plus loin et pas se reposer sur ses acquis. Il faut des personnes qui sont très motivées et qui travaillent. Le problème des startuper c’est que parfois ils vont lancer plein de trucs mais au final il n’y a rien. Il y a du vent. Et le but ce n’est pas d’arriver à produire du vent mais arriver à produire quelque chose. Donc avoir des idées oui et les mettre en place. Le plus souvent c’est : j’ai l’idée. On travaille ensemble. Je lance l’idée et après je transfère le process pour que le développement se fasse avec quelqu’un d’autre. C’est : idée, lancement et après développement par quelqu’un d’autre. C’est le process startup. C’est en testant plein de marchés qui fait que peut être qu’un jour on trouvera notre énorme business model ou notre superbe business model qu’au final on n’a pas pour l’instant projet.

Edouard: Vous n’en avez pas vraiment pour le moment ?

Louis: On a plein d’idées, on a plein de business donc on est rentable. Au final on a un business model. Oui mais ça se trouve un jour on découvrira la perle qui fera qu’on va cartonner sur un marché. Et en fait on est toujours prêts à ça et on teste.

Edouard: Toujours à l’affût des dernières nouveautés, de ce qui peut se passer sur le marché ?

Louis: Je voyage énormément, je suis tous les deux semaines à l’étranger pour voir d’autres choses, voir des pays, des entrepreneurs, des cultures ou même voir juste. Dans le cadre professionnel. La plupart du temps bien sûr je fais des voyages personnels mais surtout professionnellement. Par exemple, là je pars en Allemagne, je reviens d’Angleterre. Je pars en Allemagne vendredi pour un salon et pour aller visiter deux entreprises qui ont installé l’automatisation de la préparation de commandes par exemple. Je leur demande au culot d’aller les voir. Je vois ça sur Internet et j’écoute des podcasts et je me dis que je peux les contacter. C’est d’ailleurs ce que je dis aussi là. Si vous voulez venir nous voir et nous rencontrer, c’est avec grand plaisir, voir comment on fonctionne. Parce que au final c’est ça qui forme et qui me fait dire, « ok, y a ces pistes là ». Par exemple aller au Vivatech n’a aucun intérêt pour moi. Mais en fait si, je vais avoir plein de boîtes et voir plein d’idées et les gens qui ont des idées parfois juste en discutant avec eux, tu découvres de nouvelles choses. Alors qu’on pourrait très bien vivre sur les acquis et sur ce que j’ai. Mais au final c’est un besoin de s’alimente.

Edouard: Toujours l’esprit entrepreneur, aller plus loin, voir plus loin.

Louis: Je pense que c’est ça, d’essayer d’aller le plus loin possible et c’est un peu ça. Le gamin de 15 ans qui démarre sa boîte. Je parle de moi à la 3ème personnes c’est bizarre mais quand j’ai fait ça c’était de se dire voilà. C’était peut-être aussi d’essayer de me dépasser et de me dire « Ok c’est cool je gagne de l’argent mais jusqu’où je peux aller ? J’ai mis 100 euros dans la boîte. Mais jusqu’où elle peut aller ? ». Jamais je n’aurais pensé qu’en mettant les 100 euros, je serais aujourd’hui avec une boîte qui en vaut plus d’un million d’euros et qui fait du chiffre qui est rentable. Et pour ça, je suis super content.

Edouard : Et c’est une bonne chose, tu disais que tu étais assez ouvert à ce que des personnes viennent voir ton entreprise, comment ça se passe etc.

Louis: On fait plein de visites d’école et il y a plein d’écoles qui viennent chez nous parce que c’est un vivier pour le recrutement, c’est aussi des personnes qui sont nos premiers clients et qui vont donner pas mal d’idées parfois. Même les écoles on les fait travailler sur des nouveaux axes, des nouveaux produits qu’on pourrait développer. Après on est vraiment sûr du 100% Open, c’est à dire qu’on ne cache rien, on montre tout. On sait que la concurrence nous écoute, on sait qu’elle ne donne pas d’informations mais au final je me moque qu’elles ne donnent pas d’informations parce que nous, on n’écoute pas forcément la concurrence. Mon service marketing connaît les concurrents mais moi je les connais pas, parce qu’on n’a pas le temps, on est vraiment focus sur d’autres choses.

Edouard: En fait vous ne regardez ce que font vos concurrents, vous allez directement plus loin.

Louis: Le but c’est d’aller le plus loin possible, de voir ce que veulent nos clients, quels sont les process que l’on peut mettre en place. Demain il y a un concurrent qui lance un projet, on va dire, cool, il l’a lancé. On ne va pas aller le copier. Par contre on va peut-être essayer de faire mieux. Donc c’est vraiment se dire, on a plein de gros concurrents qui sont arrivés et qui aujourd’hui cartonnent. Après c’est essayer de se dire, on va arriver de la même façon mais ça va cartonner avec un autre produit ou un autre service pour toujours trouver quelque chose en plus. Même Amazon veut nous récupérer etc, ils veulent à tout prix récupérer notre produit, nos catalogues produits… pour les intégrer sur leur plateforme. Amazon voulait qu’on devienne fournisseur Amazon. Ils ont vu que nous, on fait des ventes indépendamment et que nos produits ne sont pas sur leur site et ce n’est pas du tout ce qu’ils veulent. Ils veulent avoir tout le e-commerce dessus. Ce qui fait un peu peur. Nous on fait du Google Shopping, on fait du Instagram shopping mais on ne fera pas du Amazon parce que Amazon c’est une taxe, c’est 12 à 13 de taxes ce qu’Amazon. C’est grâce à ce concept là, le fait de se trouver sur notre plateforme dealerdecoque.fr qu’on est indépendant. On fait du marketing avec Google et Instagram. Mais il faut commander directement sur notre site.

Edouard: En fait l’idée c’est de toujours garder l’esprit indépendant, vous internalisez tout au niveau de Dealer de Coque et en plus vous voulez vendre sur votre site, vendre pour d’autres mais pas vendre sur Amazon.

Louis: Je veux garder mes clients, c’est à dire un client qui commande un produit, je veux qu’il m’appartienne et je veux pas qu’il appartienne à un autre. On fait de la sous traitance. Donc si Amazon veut faire des coques de téléphone avec des visuels on peut faire de la sous traitance pour lui. Par contre si les clients veulent, avec nos visuels ou veulent faire de la personnalisation, c’est chez nous directement. En fait si on veut si on veut marcher sur Internet, il faut une différence. On ne peut pas copier, c’est à dire qu’on voit des concurrents, enfin on voit des personnes qui sont en sous traitance chez nous et qui sont concurrents entre eux, ils se copient. Mais j’ai envie de leur dire, faites d’autres trucs, arrêtez de vous regarder, de flipper etc. Parce que ce n’est pas comme ça que ça marche pour moi le e-commerce. Après je ne sais pas, Amazon c’est ce qu’il essaie de faire, voir tous ses concurrents et essayer de les bouffer un par un. Après ils nous mangeront peut-être un jour mais ce n’est pas l’objectif. Le but c’est de garder de garder le contrôle mais on va y arriver c’est sûr.

Edouard: T’es confiant là-dessus ?

Louis: Oui bien sûr parce qu’en fait on a des services différents, on a un mode de fonctionnement qui est très artisanal et avec des process. Amazon, ils ont des process mais l’artisanat n’a pas sa place chez eux. La personnalisation chez Amazon, peut-être qu’un jour ils le feront. Soit ils rachèteront une boîte, soit ils feront de la sous traitance avec une boîte, peut-être avec nous ! Là y a pas de souci.

Edouard: Mais ce que vous souhaitez c’est garder toujours l’aspect authentique.

Louis: Et surtout l’aspect production ! Il faut qu’on garde le produit, le made in France, on n’est pas sur du made in China. C’est un peu ça le truc aussi. Non pas que je n’aime pas les produits chinois. Au contraire, on en vend encore, mais sur les coques personnalisées, je veux que ce soit fabriqué en France et nulle part ailleurs. Donc le problème c’est que si demain, on travaille avec Amazon ou autre, il se peut que se fasse piquer marché.

Edouard: Dans la tête des consommateurs, qui dit made in France, dit forcément qualité ?

Louis: Pas forcément qualité parce qu’il y a des made in France qui ne sont pas top, et le chinois ça peut de très bonne qualité. Par contre qui dit made in France, dit que si jamais il y a un souci, il y aura du monde derrière. Et on connaît le produit. Et mine de rien, ça fait 9 ans qu’on existe. Si ça fait 9 ans qu’on existe, ce n’est pas parce qu’on vend des produits de qualité. Parce que sinon on n’existerait plus. Bien sûr qu’au début on vendait des produits qui n’étaient pas top. On a eu des flops aussi, on a lancé des produits qui marchaient pas ou qui étaient de mauvaise qualité.

Edouard: Comme toute entreprise finalement.

Louis: C’est ça, on a fait des erreurs et on les assume et on les a assumé sur le moment venu. Aujourd’hui par contre, on maîtrise vraiment tout le produit et tout le process. Et oui ça c’est génial.

Edouard: J’ai une petite question au niveau de la logistique. Tu conserves tout et tu stockes tout dans un entrepôt ? Comment ça se passe ?

Louis: Nous on a 200 mètres carrés de bureaux et 250 mètres carrés d’entrepôts . Dans l’entrepôt, ce sont tous les stocks de produits finis ou de produits vierges et après dans les bureaux, on a la moitié qui sont dédiés à un open space avec toute l’équipe et l’autre moitié qui est dédiée à la fabrication, la production. Donc tout est collé. Sachant que ce qu’il faut savoir, c’est que chez Dealer de Coque, quand on arrive, on a forcément un mois de formation où on doit apprendre à utiliser toutes les machines. Donc c’est à dire que le commercial ou la responsable marketing savent tout faire et savent tout fabriquer. Pourquoi ? Parce qu’en fait on fonctionne d’une certaine façon. Comme on est sur de l’express, du 24 heures. Demain, il se peut qu’on ait une commande de 500 coques de téléphone à fabriquer en urgence. Ça peut arriver là dans une heure. Pour une boite de com qui avait commandé 500 coques en Chine, ils doivent les livrer jeudi, sauf que la livraison sera vendredi donc ils sont un peu un peu coincés et donc ils vont les commander chez nous pour qu’on dépanne. Parce que nous on livre toujours en temps et en heure. Les 500 coques de téléphone eh bien on va les fabriquer. Sauf que peut être que la production de ces coques, au niveau de la production ils sont complets ou autres et bien il va falloir qu’il y ait quand même du monde derrière. C’est un peu comme les abeilles, quand il y en a une qui est en danger, il y a toutes les autres qui arrivent pour la protéger et c’est vraiment le fonctionnement. Et par exemple, mardi soir on a fini à 2 heures du matin parce qu’on avait un client qui avait un besoin en urgence. Là aujourd’hui on a un client qui va avoir un besoin d’urgence encore ce soir.

Edouard: Ca arrive tous les jours en fait ?

Louis: Ca arrive tous les jours mais ça c’est fun parce qu’en fait des clients qu’on chope, qu’on n’aurait jamais choper soit parce qu’on est trop cher soit parce qu’on communique pas là dessus, soit parce qu’on les a pas démarché. Mais ils vont nous trouver du bouche à oreille ils vont poster sur Linkedin « qui est-ce qui peut me fabriquer 500 coques de téléphone en 24 heures ? » Et la réponse c’est toujours nous, parce qu’on en est capable et parce que les boites qui nous connaissent, on les chouchoute. Et voilà, c’est à dire que moi, il peut m’arriver demain, si jamais il faut aller livrer un client à Strasbourg ou s’il faut aller livrer un client en Angleterre ou n’importe quoi. On y va nous mêmes et on est vraiment capable d’aller jusqu’au bout. Si le temps nous le permet on le fera. On mettra tous les moyens en oeuvre et on a aussi un vivier d’étudiants. Quatre étudiants qui bossent pour nous à Noël et qui bossent pour nous parfois parce qu’ils font des remplacements. On peut les appeler à n’importe quel moment. C’est un peu comme le concept de la nounou qu’on va appeler à la dernière minute parce qu’on veut se faire un resto avec son compagnon ou sa accompagne et de se dire tiens c’est un peu pareil chez nous. Je n’ai pas d’enfant alors je n’ai aucune idée mais c’est un peu pareil chez nous. Mais l’idée c’est que j’ai un truc absolument urgent au sein de la boîte, on les appelle. Eux ça leur fait du cash bien sûr et c’est une ambiance assez cool et surtout ça nous permet d’avoir une réactivité. On ne travaille pas avec une boite d’intérim, on fait nos propres recrutements etc. on internalise tout. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de business qui fonctionnent comme ça. Le défaut c’est que j’ai créé Dealer de Coque quand j’avais 15 ans donc j’ai une seule expérience, j’ai travaillé un mois à la radio Nostalgie et c’est tout. Je ne connais pas le monde de l’entreprise ou du moins de l’autre côté mais en tout cas ce que je sais, c’est que nous dans notre structure on a réussi vraiment à mettre en place une certaine flexibilité. S’il y a une commande, on va forcément pouvoir dire oui. En fait, l’idée c’est de ne jamais refusé même si on n’a pas la machine. On va être capable de dire oui avant d’avoir acheté la machine et d’être formé et de dire OK. Le produit on le lance dans 4 jours. Et ça s’est produit là pour Mcfly et Carlito, on a fabriqué pour eux des affiches. Il voulait faire du Dropshipping sur des affiches, des affiches de taille affiches de cinéma. On n’avait pas la machine pour imprimer, on ne savait pas faire. On ne savait pas comment expédier, on n’avait pas les emballages, on n’avait rien. Le jeudi, on signe et il fallait expédier les affiches à partir du lundi. Parce que la vidéo était diffusée le dimanche. Donc le jeudi après midi, on signe le vendredi on achète les machines etc. Le lundi matin, je pars à Paris à 9h, je récupère tout ce qui était machine, emballage etc. J’arrive à midi à l’entreprise et on commence à fabriquer et les affiches sont partis le soir même. Donc c’était vraiment de l’archi urgence et en fait ça c’est un truc cool. Il y a beaucoup de gens qui vont dire « oui on peut se la péter » ou autres. Ce n’est même pas ça, c’est juste le kiff de se dire qu’on travaille dans l’urgence. Il y en a plein qui n’aiment pas ça mais c’est le bon stress de se dire à la fin « Punaise on y est arrivé et on l’a fait ! », on a réussi à livrer le plus tôt possible. Et on a plein de gens qui ont posté sur Instagram des photos de leurs affiches. Et ça c’est trop canon. C’est une fierté, c’est un peu comme livrer tous les produits pour Noël et qu’on a après sur Instagram le 25 et 26 décembre, plein de hashtags dealer de coque et de voir tous les produits qui ont été mis sous le sapin, qu’on a fabriqué et après ça on montre ça l’équipe. On a des petits stagiaires, on va aussi avoir des alternants ou autres qui vont se dire « c’est moi qui l’ai fabriqué » et qui ont vraiment la réalité de se dire « Punaise, en fait j’ai quand même livré dix mille cadeaux de Noel » en général c’est ça un salarié, c’est dix mille cadeaux de Noël qui passent entre leurs mains. Oui ça fait peut-être 10 000 heureux et en plus quand on voit qu’on a un taux de retour qui est super faible, ça fait super plaisir.

Edouard: Donc tous les jours, on ne sait pas de quoi est faite la journée.

Louis: Et ça c’est un peu ça le monde de la startup. Ce qui est très étrange puisque je disais avant qu’on était sûr du process c’est qu’on était sur des produits. Mais en fait les commandes sont toutes différentes, les clients aussi. Il va y avoir des journées où il peut pas se passer grand chose mais comme on a toujours du rangement à faire, toujours du boulot, toujours quelque chose à faire. Mais par contre voilà, le mot d’ordre chez nous c’est ne pas procrastiner. C’est la règle, c’est à dire que dès qu’il y a une commande, on la prend on la traite. Elle n’attend pas. Parce que si elle attend, elle n’est pas traitée. Parce que c’est ça le problème de travailler en urgence. C’est un peu comme Chronopost. Chronopost ils vont être très bon quand il va falloir livrer le colis en temps et en heure. Par contre si le colis est resté ou il a été oublié ou s’il y a un souci avec le colis, c’est plus compliqué à gérer. Heureusement chez nous on a une personne qui gère ça et qui est spécialisée et dédiée au service client et on appelle ça la « poubelle ». C’est à dire à la poubelle c’est tous les problèmes. On lui donne tout et c’est cette personne là qui va être chargé de résoudre tous les problèmes et c’est pour ça aussi qu’on arrive à gérer les retards. Dès qu’il y a un retard sur un client, c’est elle qui va trouver une solution pour qu’on ne soit plus en retard. Et ça marche et on est site e-commerce Dealer de Coque, mais on n’est pas que ça, on est une boîte aussi qui fait plein de trucs.

Edouard: Et du coup tu parlais un petit peu de la livraison de Colissimo. Est ce que toi, tu livres uniquement en France ou est ce que tu livres aussi à l’international ?

Louis: Donc pour le process de livraison, on travaille avec Shippingbo, Shippingbo est un acteur qui nous permet de faire de l’édition d’étiquettes et de la gestion de stocks et gestion de flux. C’est le bout de l’entonnoir pour la préparation de commandes. Vous pouvez regarder c’est plutôt cool mais ça a un coût et c’est assez cher mais au final il y a un gain. Il y a un gain en temps de préparation de commandes et donc en humain et donc au final, oui ça a un coût et c’est cher mais ça évite d’avoir un salarié qui ne se plaît pas à son travail. Parce ce n’est pas forcément top de faire toute la partie automatisation. Donc on travaille avec Shippingbo et après au niveau transport on travaille avec la Poste essentiellement, la lettre suivie, Colissimo et Delivengo pour l’international. Donc on livre partout dans le monde, on a livré en Irak il n’y a pas longtemps. L’Irak, l’Iran…partout dans le monde. Et ça c’est assez cool. Par contre après on travaille aussi avec l’acteur mondial relay. On livre en point relais des colis. On aime bien travailler avec eux parce que ce sont des coûts qui ne sont pas chers. Les coûts des coûts de livraison sont peu élevés et ça nous permet aussi d’avoir une livraison en point relais et on est sur des produits cadeaux. On a une problématique, il ne faut pas que le produit arrive dans la boîte aux lettres et qu’il soit ouvert par le conjoint, la compagne ou autre. On a une petite histoire à raconter qui est assez drôle. On fabrique des mugs et un mug avec une phrase je sais plus, mais du style « on va faire un bon bout de temps », un truc trop mignon. Ça a été livré chez notre client. Sauf qu’au final, la personne a fait livrer le colis à domicile. Sauf qu’en fait c’était son amant qui l’avait envoyé.

Edouard: C’est une vraie histoire ça ?

Louis: Oui, c’est pour ça donc maintenant conseil : quand on a des cadeaux ou des colis, faites vous livrer via Mondial Relay parce ce que ça peut vous poser de gros gros gros problème. Ca coûte moins cher Mondial Relay mais c’est une petite histoire originale et on en a plein comme ça parce qu’après on est sur de la personnalisation donc on voit de tout. Je vous laisse imaginer ce qu’on reçoit et peut être qu’il y a des clients qui ne pensent pas qu’il y a des humains derrière et qui espèrent justement qu’il y ait pas d’humains. Mais pour tous les trucs sexuels qu’on passe ou qu’on voit passer c’est très drôle. On avait un cercueil n’y a pas  longtemps. On a pas mal de délires. Un vrai cercueil de personnes, ils ont pris en photo le cercueil et puis l’ont mis sur la coque de téléphone. On a tous trouvé ça super drôle en fait, glauque et intrigant. Se dire, il y a qui dedans ? Mais c’était un cercueil d’une personne classique c’était pas une star ni rien. Mais oui après on a plein de trucs mais c’est ça aussi qui est fun. C’est une boîte il y a le smile, ça se ressent. Dès qu’il y a des étudiants qui viennent visiter ou autres, ils se disent, il peut y avoir des entreprises comme ça, par contre ça c’est du travail, c’est de la fatigue. C’est à dire que moi ça me prend beaucoup de temps de créer une bonne ambiance et d’essayer de la garder. Mais sa gueule chez nous pour gueuler parce qu’il faut gueuler dans le sens où il faut nous entendre mais ça ne va jamais gueuler dans le sens s’engueuler ou autre. C’est vraiment une ambiance assez chouette. Et c’est peut-être aussi ce qui nous permet d’avoir d’avoir cette réactivité parce que quand on a des personnes motivées et autonomes, on peut être actif.

Edouard: Et côté un petit peu plus technique au niveau de ton site e-commerce,  ton site internet Dealer de Coque. Qu’est ce que tu utilises comme solution comme plugin.

Louis: Nous, on a créé le site sur PrestaShop, ça fait 9 ans qu’on est avec Prestashop et on ne va jamais les quitter parce que Prestashop est une solution qui en soi est gratuite du moins open source. Et comme je travaille avec PrestaShop depuis 9 ans, j’ai appris tout le code et je le connais par cœur. Maintenant je peux modifier et faire plein de trucs. On peut faire énormément de choses. Oui ok il y a des bugs ou autres parce que c’est un site pur et dur et ce n’est pas du Shopify où là on est sur une solution SaaS. J’ai envie de dire si vous n’y connaissez rien et que ça ne vous intéresse pas, Shopify ça peut être une bonne idée. Mais par contre de PrestaShop, l’avantage c’est que si vous voulez aller plus loin et un peu comme nous, creuser et si vous êtes touche à tout, c’est chouette. On a pu intégrer plein de plugins pour que notre site aille plus vite, pour qu’on ait un module de personnalisation de coques de téléphone, pour qu’on puisse gérer et traiter toutes les datas marketing pour faire de la communication, de la publicité. En fait franchement on s’amuse plutôt bien avec PrestaShop et on lance même des clients dessus plutôt que de les lancer sur Shopify parce qu’en fait oui c’est une solution qui fonctionne. Les sites ne sont pas lents contrairement à ce qu’on peut dire, ce qui est lent c’est la façon dont on l’utilise. Si on met des images rapides ou si on a un serveur aussi, il y a plein d’améliorations à faire. Le seul défaut aujourd’hui qu’on peut dire à propos de PrestaShop c’est que la dernière version, notamment la 1.7 ne sont pas forcément archi stables. C’est un côté un petit peu plus technique. Le défaut c’est qu’avant de se lancer sur un PrestaShop, comme avant d’ouvrir une boutique, on peut ouvrir une boutique en centre ville dans un quartier archi passant ou on peut ouvrir une boutique au fin fond de la ville. Les deux peuvent marcher mais il faut juste savoir comment on va faire. Si au fin fond de la ville, l’accès est rapide et simple et que la boutique est attrayante et bien foutue. Là je prends l’exemple de Prestashop, alors que Shopify, oui c’est simple, c’est petit, mais il y a peu de fonctionnalités. Au final c’est peu complexe et le défaut Shopify c’est que ça coûte cher, ça coûte tous les mois de l’argent comme être en centre ville ça coûte cher. Le problème c’est que ce prix, on le paye même si on ne vend pas. Et alors qu’avec PrestaShop on ne paye rien, on paye juste un hébergement. En gros créer un PrestaShop ça coûte 40 euros.

Edouard: Donc en fait tu conseilles PrestaShop pour les personnes qui ont la capacité et l’envie en tout cas de bidouiller un petit peu ?

Louis: Oui, qui débutent ou non. Parce que en fait quelqu’un qui n’y connait rien, qui est nul en informatique, tu vas payer car tu t’y connais pas. Donc oui il faut payer bien sûr. Par contre quand tu t’y connais ou même si tu n’y connais pas mais que tu sais que tu peux t’intéresser aux trucs faut foncer sur PrestaShop.

Edouard: Toujours dans l’esprit entrepreneur ?

Louis: C’est ça, après un entrepreneur peut se mettre sur Shopify !

Edouard: Oui mais toi en tout cas ton esprit c’est toujours d’aller plus loin, c’est d’apprendre.

Louis : C’est de se former sans cesse. Aujourd’hui je sais coder parce que ça fait 9 ans que je suis en PrestaShop. Avant, jamais j’aurais appris à coder. Je sais utiliser Photoshop, Indesign et Illustrator, des logiciels de la suite Adobe, parce que on a dû l’apprendre dans la boite. Au début on faisait sous traiter et puis on s’est rendu compte que ça coûte une blinde. Je me suis dit, on va regarder des vidéos YouTube, on va en manger et puis j’en ai mangé et maintenant c’est mes collègues qui en mangent quand je leur apprends. Je n’ai pas une grosse faculté d’apprentissage par contre j’ai la faculté d’adaptation et de trouver une solution. C’est ça le truc, quand on ne sait pas, on persévère et ça c’est un peu ça peut casse pied. C’est à dire que je peux ne pas m’arrêter, si je suis au bureau et je n’ai pas trouvé la solution, je reste jusqu’à ce que je trouve. Après il faut quand même dormir mais là c’est une grosse déception. C’est là les moments un peu plus un peu plus tristes.

Edouard: Et ça arrive de temps en temps quand même ?

Louis: Bien sûr ça arrive ! Ça arrive tout le temps de ne pas réussir à faire ce qu’on veut faire mais par contre ce qui est cool quand même, c’est que même quand on n’y arrive pas on a appris des trucs et on a découvert des trucs. Comme diraient certains de mon entourage, je suis un peu insupportable donc c’est insupportable. Il y a trop de trucs mais en même temps s’il n’y avait qu’un ou deux trucs je serais triste, je m’ennuierai. Je ne sais pas pour toi, mais pour moi en tout cas il faut que ça bouge, il faut rencontrer du monde.

Edouard: Et du coup j’avais une petite question au niveau des perspectives et des perspectives de Dealer de Coque. Mais tu en as un petit peu parlé. Qu’est ce tu veux faire plus tard et qu’est ce tu vois à l’avenir ?

Louis: C’est de la personnalisation sur des objets très techniques et des trucs que personne ne fait. Aujourd’hui on était sur des trucs que personne ne fait en France et là ce qu’on voudrait c’est arriver à faire des trucs que personne ne fait dans le monde. On ne veut pas imprimer en 3D, c’est à dire imprimer de la matière. Par contre on va imprimer de la couleur en 3D, imprimer sur des matières en 3D, des trucs qu’on n’a jamais fait. Je sais qu’on va y arriver et on va s’éclater là-dedans parce qu’on a déjà des projets. En fait c’est faire de la recherche sans avoir des chercheurs. Un petit peu à notre échelle en fait c’est ça. Travailler avec les universités, avec du monde sur qu’est ce qu’on peut développer. Quel est le produit de demain ? Quels sont les besoins et les besoins futurs ? A chaque fois avoir de l’avance en fait. Au lieu d’avoir deux ans avoir peut-être trois déjà et puis après cinq.

Edouard: Et vous avez déjà des idées à ce niveau là ?

Louis: On a des idées, on peut en parler malheureusement normal on a plein d’idées et on a un produit notamment. On en a parlé hier soir pendant sept heures avec un collègue dans le bar. On a travaillé dans le bar. Au début c’était juste un afterwork et puis on s’est dit il y a un projet et on s’est dit finalement on peut bosser dessus. Business plan, développement sur Photoshop du premier produit… En gros le projet est dans la boîte là. Et puis il y a plus qu’à appuyer sur un bouton, mettre les 100.000 euros qui manquent et on y va. Mais bon on attend un peu, on réfléchit, on ne fait pas les choses trop vite. Mais ça peut aller vite, ça va quand même hyper vite chez moi.

Edouard: En fait un projet peut se trouver à tout moment. Au sein d’un bar, chez toi, dans l’entreprise…

Louis: Il y a toujours un moment propice pour ça. Et parce qu’en fait on a développé la créativité, il faut absolument qu’on ait des moments différents et qu’on arrive à sortir. En fait c’est un moment où on ne travaille pas à la base c’est à dire qu’à partir de 18 heures, on est en train de boire un coup et au final ça vient de ma collègue. De se dire « Mais en fait j’ai envie j’ai envie de créer ça. J’ai envie de développer ce produit » et on en parle, on réfléchit. Et puis au final on boit des coups, on mange tapas et puis au lieu de discuter perso, on va discuter boulot mais en fait on s’éclate tellement que ça devient naturel. C’est très fun mais après ça pourrait faire flipper plus d’une personne. Mais pourtant on est des gens cool, on ne parle pas que boulot, j’ai une vie perso à côté ! Mais c’est ma vie. Parfois dans un bar, si jamais je sens une ouverture pour aller vendre mes produits et que je me sens bien, j’y vais et je discute, je prends un rendez vous. D’ailleurs juste après le podcast j’ai encore rendez vous ce midi avec un bar de Caen et ça ne s’arrête pas. C’est trop fun parce qu’après mon quand je vais boire des coups, je suis avec des gens, ils sont habillés avec nos produits ils ont des coques et puis je bois dans un verre qui a été fabriqué chez nous. C’est une fierté. Ben oui c’est trop cool. Quand on prend le métro dans Paris et que je regarde les coques de téléphone et que je vois une coque de téléphone qui vient de chez nous je me dis c’est fun ! Le monde est petit et grand à la fois et on commence à rentrer dans ce monde là. Avant on était dans le petit monde et puis maintenant on essaie de monter dans le grand monde. La concurrence commence à se casser la gueule petit à petit. Je ne sais pas pourquoi on est encore là mais peut être parce que aussi on a développé plein de trucs mais c’est ça aussi c’est de se dire ben voilà il y restera peut-être plus que nous un jour c’est un peu l’espoir aussi.

Edouard: Et du coup est ce que tu aurais un petit conseil à toutes les personnes qui nous écoutent au niveau e-commerce.

Louis: Niveau e-commerce, les conseils que je pourrais avoir, c’est développer le process, penser aux process avant de pensez au client le marketing etc. Avant de penser Facebook Ads etc. Vous pouvez regarder, nous on fait très peu de publicité payante et on fonctionne quand même. Donc ne dépensez pas tout votre argent là dedans, dépensez votre argent dans le process pour diminuer vos coûts et une fois que vous aurez diminué vos coûts. Cette diminution de coûts vous permettra de faire de la publicité et d’être compétitif par rapport aux autres. Plus généralement dans l’entrepreneuriat, s’il y en a qui veulent se lancer. On m’a mis plein de bâtons dans les roues. On m’a toujours dit que ça ne marchera jamais. Maintenant que j’ai un truc qui marche et qui fonctionne et que les gens ont vu une sorte de crédibilité, on me dit « Ah mais oui c’est sûr que ça va marcher avec toi ». Et le « avec toi » je n’aime pas du tout. Au final c’est pas parce que c’est moi, c’est juste le projet qui va marcher. Si on vous dit que ça ne va pas marcher, c’est peut-être aussi parce qu’on n’a pas forcément compris le projet. Si on veut lancer quelque chose, il faut y aller, il ne faut pas attendre parce que le plus compliqué pour moi en tout cas c’est d’avoir des regrets de ne pas l’avoir fait. Je préfère regretter de l’avoir fait que de ne pas l’avoir fait. Et aujourd’hui j’ai des regrets d’avoir fait des trucs mais au final je me rends compte que j’ai quand même appris appris de ça et évolué. Et tous les trucs que je n’ai pas fait, je me dis peut être que je le ferai plus tard c’est sûr. Mais il faut le faire maintenant. Le mot c’est foncé en fait. Même si c’est bateau mais au final c’est ça. Nous en fait on fonce, on va super vite et on s’arrête pas. Il faut vivre en fait vivre au travail. Il faut s’amuser, avoir le smile au travail, tout le temps.

Edouard: Ok ok, bah très bien Louis je te remercie en tout cas.

Louis: Et puis s’il y a besoin faut pas hésiter à me contacter aussi. Je joignable sur Linkedin notamment, « Louis Haincourt ». Et il ne faut pas hésiter à venir visiter notre boîte en Normandie. Et il y a des besoins de produits imprimés, n’hésitez à nous contacter aussi. On est partout. Mais moi en tout cas si vous voulez me contacter en perso c’est Linkedin. Et puis après sinon on est sur Facebook, Instagram pour suivre les nouveaux produits. On poste sur les Stories Instagram. En gros, c’est tous les jours un nouveau produit, 300 jours par an, pas pendant le week end. Mais on a un nouveau produit qui sort. Et donc ben voilà tous les jours en Stories vous allez voir les nouveaux produits, c’est Stéphanie qui met ça en œuvre. Peut être que ça pourra vous donner des idées parce que nous on lance des produits et qu’au final on ne fera jamais. Mais si demain vous voulez personnaliser des rouges à lèvres par exemple, nous ça on ne le fera jamais. On peut vous donner tous les outils et même limite les masques ou tout ce qu’on a à travailler en 3D, tout notre travail. On partage tout fait parce qu’on se rend compte que en faisant de l’Open Source en produit, on permet à nos concurrents de venir sur les marchés et en fait nos concurrents deviennent des partenaires etc.

Edouard: Ok ! En tout cas merci Louis, merci à tous de nous avoir écouté pour ce podcast. Merci beaucoup !

Louis: A bientôt merci !