Facebook annonce de nouvelles mesures pour mieux prévenir le suicide

Dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide, Facebook a annoncé plusieurs changements qui vont dans le bon sens pour tenter de prévenir l’automutilation et le suicide. De nouvelles mesures qui doivent permettre au réseau social d’être plus performant dans ce domaine et d’améliorer la prévention.

Des experts en santé vont rejoindre les équipes de Facebook

Facebook s’apprête à embaucher un expert en santé et bien-être pour l’intégrer à son équipe de sécurité. Le réseau social prévoit aussi de partager son outil de surveillance baptisé CrowdTangle, avec des chercheurs universitaires qui exploreront comment Facebook et Instagram peuvent faire progresser la prévention du suicide.

Aussi, l’entreprise prévoit de développer une surveillance plus poussée pour les personnes qui cherchent du contenu sur le suicide ou l’automutilation à l’aide de hashtags. Depuis plusieurs années, Facebook travaille dans cette direction, pour tenter de prévenir le suicide grâce aux nouvelles technologies. Des outils basés sur l’intelligence artificielle ont été déployés en 2017.

Comme l’explique un porte-parole de l’entreprise : « nous avons un rôle unique à jouer pour faciliter les connexions entre la personne concernée et ses proches pour tenter de lui redonner goût à la vie ».

Des moyens scientifiques existent pour prévenir le suicide

Nous apprenions récemment que la détection d’un biomarqueur pourrait également aider à prévenir le suicide. En effet, des chercheurs de l’Université de Yale ont découvert un nouveau marqueur présent dans toutes les régions du cerveau, nommé mGluR5. Un taux élevé de ce marqueur pourrait donner des idées suicidaires aux personne concernées.

Le suicide est un vrai fléau chez les jeunes. L’Institut National de la Santé Mentale a rapporté qu’aux États-Unis le suicide était la deuxième principale cause de décès, sur les 15-34 ans. En 2017, il y a eu deux fois plus de suicides que d’homicides, soit 47 173 contre 19 510. Pour les soldats ayant servi dans l’US Army qui souffrent de SSPT, ou les personnes atteintes de trouble de stress post-traumatique (TPST), le bilan est encore bien plus sombre.