Fake news : Mark Zuckerberg demande de l’aide aux gouvernements

Mercredi dernier, à l’occasion du Aspen Ideas Festival, Mark Zuckerberg s’est exprimé sur le sujet de la désinformation en période électorale. Comme le rapporte le média The Guardian, le fondateur de Facebook estime que les gouvernements devraient mieux réguler le phénomène des fake news et qu’il n’en va pas seulement de la responsabilité des entreprises privées comme Twitter, Facebook ou WhatsApp.

Facebook ne veut pas reproduire les erreurs de 2016

Pour lui, les fake news qui se développement massivement en temps de campagne électorale, ne peuvent pas être seulement gérées par les réseaux sociaux. Mark Zuckerberg estime que les gouvernements de chaque pays, ont un rôle majeur à jouer. À l’approche de l’élection présidentielle aux États-Unis, l’année prochaine, le sujet revient sur la table et il devient urgent d’y répondre.

Le fondateur de Facebook explique : « je ne pense pas que la population américaine aimerait que les entreprises privées aient le dernier mot en matière de désinformation. Ce genre de décision doit venir directement de l’État ». La Federal Trade Commission (FTC) poursuit toujours Facebook, dans l’enquête sur Cambridge Analytica. Le réseau social risque toujours une amende de 5 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros).

Un coup de pouce de l’État ?

Mark Zuckerberg encourage clairement les gouvernements à adopter de nouveaux règlements pour protéger la vie privée de chacun et par conséquent, prévenir les fake news pouvant influencer les élections à venir. Pour appuyer son propos, il cite la loi sur la « publicité honnête » proposée par le Sénat et soutenue par Amy Klobuchar et John McCain en 2017.

Juste avant l’intervention du fondateur de Facebook, la Maison-Blanche critiquait l’entreprise sur son parti pris présumé, contre les Républicains. L’administration Trump appelle à des conversations fermes et sérieuses pour rétablir l’ordre sur la censure. Cet échange aura lieu lors d’un sommet le 11 juillet prochain. Difficile d’imaginer que Trump puisse mettre en place une politique allant dans ce sens, avant les élections de 2020.